Repérez la base de remboursement
La Sécurité sociale fixe un tarif de référence pour chaque acte. Tout le reste — le vôtre comme celui de la mutuelle — se calcule à partir de ce montant.

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Un tableau de garanties tient en une page, mais tout s’y joue : la base de calcul, ce que le pourcentage recouvre, et les plafonds qui décident du reste à charge.

LA MÉTHODE
Les trois éléments à vérifier dans l’ordre, avant de comparer deux contrats.
La Sécurité sociale fixe un tarif de référence pour chaque acte. Tout le reste — le vôtre comme celui de la mutuelle — se calcule à partir de ce montant.
Un taux exprimé en « % BR » inclut la part déjà versée par l’Assurance maladie. Une garantie à 100 % ne double donc pas le remboursement : elle complète jusqu’au tarif de référence.
Optique, dentaire et médecines douces s’expriment souvent en euros par an ou par équipement. C’est ce plafond, et non le pourcentage, qui décide du reste à charge.
Le piège le plus courant : comparer deux contrats sur le seul pourcentage affiché. Sur l’optique et le dentaire, c’est le forfait en euros qui détermine la somme réellement remboursée.
POSTE PAR POSTE
Chaque poste a ses propres règles de remboursement. Ouvrez celui qui vous concerne.
Consultations, pharmacie, analyses et imagerie : les dépenses du quotidien, les plus fréquentes.
Pharmacie et soinsForfait journalier, honoraires du praticien et confort du séjour, dont la chambre particulière.
HospitalisationSoins conservateurs, prothèses et orthodontie — le poste où les écarts entre contrats sont les plus nets.
DentaireOstéopathie, chiropraxie, diététique : pris en charge sous forme de forfait annuel, quand le contrat le prévoit.
Médecines doucesNIVEAUX DE COUVERTURE
Les intitulés changent d’un assureur à l’autre, mais les trois niveaux ci-dessous se retrouvent dans presque tous les catalogues.
| Niveau | Ce qui est couvert | Points de vigilance | Profil concerné |
|---|---|---|---|
| Formule économique | Hospitalisation et soins courants, au niveau du tarif de référence | Peu ou pas de dépassements couverts | Budget contraint, besoins ponctuels |
| Formule intermédiaire | Renfort sur le dentaire et l’optique | Forfaits annuels modérés | Besoins réguliers sans gros poste prévu |
| Formule renforcée | Dépassements d’honoraires, prothèses, verres complexes | Forfaits élevés, délais de carence à vérifier | Appareillage, orthodontie, suivi spécialisé |
Les montants exacts dépendent du contrat, de l’âge et du lieu de résidence : ils figurent dans le tableau de garanties remis avant la souscription.
LE CADRE RÉGLEMENTAIRE
La très grande majorité des complémentaires santé sont des contrats responsables. Ce statut, encadré par la réglementation, leur impose un socle commun : prise en charge du ticket modérateur, du forfait journalier hospitalier sans limite de durée, et des paniers 100 % Santé en optique, dentaire et audiologie.
En contrepartie, ces contrats sont soumis à des plafonds, notamment sur les dépassements d’honoraires des médecins non adhérents à un dispositif de maîtrise tarifaire.
Puisque le socle est commun, la différence se joue ailleurs : le niveau des forfaits optique et dentaire, la prise en charge de la chambre particulière, l’existence d’un budget médecines douces, les délais de carence, et la qualité du service — tiers payant, délai de remboursement, accessibilité d’un conseiller.
QUESTIONS FRÉQUENTES
Non. Le pourcentage s’applique à la base de remboursement de la Sécurité sociale, et il inclut la part que celle-ci verse déjà.
Sur un acte pris en charge à 70 % par l’Assurance maladie, une garantie à 300 % porte le total à trois fois le tarif de référence — part Sécurité sociale comprise.
C’est un dispositif réglementaire qui impose, en optique, en dentaire et en audiologie, un panier d’équipements intégralement pris en charge par l’Assurance maladie et la complémentaire, sans reste à charge.
Tous les contrats responsables doivent le proposer. Vous restez libre de choisir un équipement hors de ce panier : le reste à charge dépend alors de vos garanties.
C’est la période, à partir de l’adhésion, pendant laquelle certaines garanties ne s’appliquent pas encore. Elle vise surtout les postes coûteux et programmables comme les prothèses dentaires.
Sa durée varie d’un contrat à l’autre, et certains n’en prévoient aucun. C’est un point à vérifier avant de signer si une dépense est déjà prévue.
La plupart des contrats sont modulables : le niveau peut être revu à l’échéance annuelle, parfois en cours d’année lors d’un changement de situation.
Depuis la résiliation infra-annuelle, un contrat peut par ailleurs être résilié à tout moment après un an d’engagement.
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